
Remis en forme par une bonne nuit de sommeil, nous voilà d’attaque pour entamer notre journée/excursion sur la lac Inle. Nous rejoignons donc notre sympathique jeune conducteur de bateau (on n’a pas retenu son nom, mais il avait un superbe sourire !) pour un départ à 8h, toujours en compagnie de la camarade Emilie.
Le lac Inle est le deuxième plus grand du Myanmar. Il fait environ 20 km de long pour 10 km de large mais sa profondeur maximale n’est que de 4 à 5m en saison de pluie. Et nous avons été étonnés d’apprendre que la principale activité sur le lac, ce n’est pas la pêche mais la culture de la tomate ! Ils les font pousser sur des « jardins flottants » et le lac est le plus gros fournisseur de tout le pays.
En fait, en dehors de la visite elle-même nous avons surtout pu voir la vie sur le lac, qui est assez impressionnante. Sur l’ensemble de la traversée nous avons d’abord pu observer la gymnastique des pêcheurs (les vrais et les faux qui se font payer pour prendre la pose et se faire prendre en photo) : ils se tiennent en équilibre sur un pied au bout de leur pirogue, tout en ramant avec l’autre jambe afin de garder les mains libres pour lancer ou ramener leurs filets. Un beau numéro d’équilibriste !
Ensuite nous avons traversé le « village flottant ». Nous avons vraiment été charmés par ce petit coin, un peu hors du temps où les gens vivent littéralement sur l’eau : ils ne se déplacent bien sûr qu’en pirogue (motorisée ou pas), se lavent et font leur lessive directement depuis leurs habitations dans le lac ! Tout est construit en bois et sur pilotis, même les restaurants ou les magasins, avec absolument rien qui ne les raccrochent à la terre ferme. Les seuls éléments qui nous font savoir qu’on est passé au 21e siècle ce sont les quelques paraboles posées sur les toits et les moteurs de certaines pirogues … Sinon, tout semble un peu perdu dans le temps. Ah, et pour l’anecdote, ils rejettent dans le lac leurs eaux usées, lac dans lequel on a vu certains se laver les dents…
On en a profité pour s’arrêter visiter une fabrique de coton et textile. Pareil, nous avons été épatés de voir la dextérité avec laquelle les ouvriers manient les machines essentiellement composées de bois, de bambous et de ficelles pour créer les beaux tissus que nous voyons en vente un peu partout dans le pays. Celle que nous avons vu travaille avec du fil issu de la fleur de lotus. Un sacré boulot !
Un peu plus touristique mais très sympa quand même, nous nous sommes ensuite fait déposer à Inle Heritage. C’est une organisation à but non-lucratif qui présente la « culture » autour du lac Inle. On y trouve à peu près de tout : refuge pour les chats de Birmanie (32 au total) avec maison et terrain de jeu, agriculture raisonnée, aquariums présentant les espèces vivant dans le lac, école de cuisine, café, etc. C’est un coin vraiment sympa mais qui met aussi en avant le fait qu’avec l’afflux touristique, le site commence à sérieusement se dégrader. L’une de leur vocation est donc d’essayer de préserver la richesse du lac, d’où le nom d’Inle « Heritage ».
Nous avons aussi eu l’occasion de visiter quelques pagodes et monastères, mais selon nous moins intéressants au regard de ce que l’on a pu voir avant. L’un de ces arrêts nous a quand même marqué, celui au site d’In Dein, aussi appelé la forêt de stupas. D’abord le chemin pour y accéder est très surprenant puisqu’on quitte la grande étendue du lac pour se retrouver dans des petits chemins d’eaux entourés de mangroves et d’écluses de bois flottant. On se croirait en Amazonie ! Le site lui même est aussi fort étonnant puisqu’on y compte environ un millier de stupas (pour ceux qui ne s’en souviennent pas, il s’agit de structure bouddhiste en forme de cloche 😉 ). Il y en a pour tous les goûts : des blanches, des dorées ou en briques, des grandes et des petites, rénovées ou quasiment détruites, isolées, en groupes, belles, moches, … A certain endroits on se croirait dans Indiana Jones, comme le disait si bien Le Routard d’Emilie 😉 Bon, nous, on n’avait ni le fouet ni le chapeau, mais on bien aimé l’aventure quand même ! On est tous rentrés à la maison ravis !



















