Hot Springs

Pour la deuxième partie de notre trek de deux jours (oui bon, en réalité, c’est un trek en deux partie d’un jour), nous allons aux Hot Springs de Hapao, près de Banaue. On ne sait pas vraiment ce que c’est, mais comme la météo est assez capricieuse, on se dit que même sous la pluie ça peut être une sortie sympa. Et c’est d’autant plus vrai que, dans le coin, à part les rizières que nous avons visitées la veille et les karaokés, il n’y a pas grand chose à faire… On donne donc rdv à notre guide mélomane à 07h00 du matin pour tenter d’éviter le monde, car il paraît que c’est un lieu pris d’assaut par les touristes comme par les locaux dès le milieu de matinée. En tout cas, c’est ce qu’il nous a dit…

Nous partons à nouveau dans notre super tricycle à travers les routes de montagnes pour 45min de trajet environ. On l’a rapidement évoqué, mais le tricycle c’est un genre de petit habitat en métal fermé par un rideau, accroché sur le côté d’une moto classique (comme un side-car). On y passe à deux, à condition de faire un petit effort de contorsion, mais ensuite il faut faire un choix de confort : soit on a les jambes allongées soit on a le dos droit, mais en aucun cas il n’est possible d’obtenir les deux si on dépasse 1m80. Guillaume a donc passé la majorité du trajet la tête enfoncée de quelques centimètres dans la toile qui sert de plafond. Au niveau « admiration du paysage », c’est assez frustrant et, vu que les routes de montagnes tournent pas mal, on se fait des bleus un peu partout dès les premiers virages. Du coup c’était un peu long comme trajet…mais quand même amusant, car on n’a pas de mal à imaginer à quel point on dénote nous, dans ce truc ! Surtout quand on imagine que les Philippins sont capables d’être jusqu’à 6 là-dessus : 2 ou 3 sur la moto, et 2 ou 3 à l’intérieur ! Ok avec un enfant généralement…mais quand même, c’est un sacré record ! 🙂

Une fois arrivés à destination, on se déplie un bon coup et on change de guide. En effet, notre pote Remar, en tant que guide de Banaue, n’est pas autorisé à travailler sur le sol du site où se trouvent les sources chaudes. « Les guides d’ici ont le droit de venir chez nous mais nous, nous n’avons pas le droit de travailler chez eux », nous a-t-il dit. Et quand on lui a demandé pourquoi, il nous a simplement répondu : « parce que nous, on est gentils ! ». C’est un bon gars Remar ! Dans ces conditions, il va donc passer la main à une toute jeune fille (13 ou 14ans max) qui nous conduira à travers les rizières vers les hot springs. Le trajet est relativement simple mais il compte tout de même 45min de marche. Et même si ça a l’air simple de l’extérieur, ce n’est pas toujours une mince affaire de trouver son chemin quand on parcourt les champs de riz. Au passage, ceux-ci sont aussi très très beaux ! Pas autant que ceux de Batad, mais très beaux quand même. C’est d’ailleurs toute l’agglomération qui est classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO, pas uniquement les rizières de Batad.

On se fait donc ¾ d’heure de marche à la file indienne à un rythme soutenu (elle est pressée la petite, et on se demande comment elle fait pour aller aussi vite alors qu’elle est chaussée de Crok’s !) pour arriver enfin aux sources. Alors on ne peut pas dire que l’endroit est moche ou désagréable mais…on est franchement déçus de ce qu’on trouve là. Les sources chaudes se résument en fait à une petite piscine de pierres, profonde d’environ 80cm et large au maximum d’une dizaine de mètres de diamètre. Certes, les abords sont joliment aménagés, avec des rochers taillés et quelques arbres en décoration mais ça nous semble un peu disproportionné par rapport au temps et à l’énergie nécessaire pour arriver jusque là (rappelons : près de 45mn de tricycle et tout autant de marche!). A la limite, on peut dire que l’endroit est beau car il est un peu mis en valeur et bâti près d’un courant d’eau, mais ce n’est vraiment pas extraordinaire ! Bon, maintenant qu’on y est, on va quand même en profiter un peu… On enfile nos maillots et on se glisse dans l’eau chaude, sous le regard curieux des quelques familles qui y barbotaient déjà. On comprend également pourquoi notre guide nous a recommandé d’y aller tôt ; on ne rentre pas à plus d’une vingtaine là-dedans. Mais on est chanceux, il n’y a vraiment pas beaucoup de monde.

Après une heure de trempette, on refait le chemin en sens inverse pour retrouver notre premier guide qui nous attendait sagement au bord de la route. Comme on est un peu en avance sur le programme (il avait compté qu’on y passe 3h, du coup on s’était mis en tête que ça serait un peu plus grand que ça…), on lui demande de nous déposer à un point de vue, apparemment assez sympa, depuis Banaue sur les premières rizières de la vallée. Là, on sera un peu moins chanceux car il fait assez gris. On prend même quelques gouttes sur la tête mais qui ne nous empêchent pas de prendre quelques photos, et même de rester manger dans le restaurant juste à côté. C’est juste histoire de rester sur place au cas ou les nuages décideraient d’aller faire un tour un peu plus loin.

Et finalement, après tout ça on rentrera à l’hôtel (qui n’a toujours pas de wi-fi) et on passera le reste de la journée à préparer les dernières étapes de notre visite des Philippines dans un café.

Donc voilà, si on devait établir le bilan de Banaue/Batad, on dirait qu’on est contents d’êtres venus mais que les conditions n’étaient pas optimales. Apparemment c’est en avril le top ! Et nous, on y a passé 4 jours en espérons jouir du wifi pendant 2 jours pour planifier la suite : donc clairement, mauvais plan car le wifi est médiocre là-bas, et 2 jours c’est suffisant pour y monter, faire un trek, et redescendre (si jamais un de nos lecteurs prevoit d’y aller un de ces jours)… alors maintenant, direction les plages et les îles, sous un climat que nous espérons plus clément ! 🙂

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