L'île de Bohol – Tagbilaran

Un lever tôt pour démarrer la journée de voyage vers l’île de Bohol, et plus précisément la ville de Tagbilaran. Nous avons réservé un transport à 5h du matin pour nous amener vers l’aéroport et rejoindre d’abord la ville de Cébu (deuxième plus grande ville des Philippines). On croyait qu’il s’agissait d’un transport privé mais finalement ce sera un van partagé, qui arrivera à 5h15 mais qui fera aussi plusieurs arrêts pour récupérer d’autres personnes. Sachant qu’on a l’avion à 7h et qu’il faut 30min jusqu’à l’aéroport, on a un peu tous râlé quand, à 5h30, nous n’avions toujours pas quitté le centre ville et que le chauffeur nous demande d’attendre un voyageur qui n’est pas levé…Euh non en fait, tant pis pour lui, et nous sommes tous d’accord là-dessus dans le van ! Bon finalemenet, on attend 5mn et on file, ne voyant personne arriver et notre chauffeur ayant bien compris que nous n’avions plus de temps à perdre. En fin de compte, nous avons été à l’heure pour notre vol mais le petit coup de pression à 5h30 du mat’ ce n’est pas très agréable.

Un avion, un taxi et un ferry plus tard, nous voici arrivés à Tagbilaran. Juste pour la petite histoire, on a eu droit dans le ferry à un film catastrophe dans lequel une famille en vacances en Thaïlande au bord de la plage se voit frapper par un tsunami. Le film hyper rassurant quand tu viens d’arriver pour tes vacances en Asie au bord de l’océan…surtout que c’est tiré d’une histoire VRAIE !!! Bon ça finit bien, ils se retrouvent tous et finissent en bonne santé, et nous on en a retenu les règles de bases de survie, et comment se retrouver en cas de situation similaire (il fallait bien tirer le positif de ces 2h!). bref, peu importe, nous voilà arrivés et bien installés pour trois jours. La première aprem, on se pose dans un petit café sympa pour établir notre programme à Bohol, et comme il pleut par intermittence, on décide de se poser, on partira en découverte le lendemain !

Notre deuxième jour se résume alors de manière extrêmement courte : on a été à la plaaaaaaaage ! On a loué un beau scooter rose fushia et on s’est tout de suite rendus à Dumaluan Beach, sur la presque île de Panglao. On n’est pas très fiers de nous car cette presque île est vraiment le repère de tous les touristes qui viennent à Bohol, et quand on a vu le nombre de Chinois dans le ferry (à peu près 90%!), on a bien compris… mais comme c’est réputé être très beau, et que sinon il n’y a pas de plage proche de la ville de Tagbilaran, nous avons craqué sous la curiosité. Et d’ailleurs, ce n’était pas une mauvaise affaire car c’est vrai que cette partie de la côte est très belle et très entretenue. Bon, on a dû payer l’entrée d’un resort pour profiter de leur plage, car aux Philippines, si une maison ou un hôtel achète un terrain en bord de plage, celle-ci lui appartient ! Elle devient sa propriété privé, donc vous imaginez bien que les plages publiques, il n’en reste pas beaucoup…et elles sont payantes aussi ! On ne trouve pas la plage publique de premier abord, le resort nous tend les bras…allez on y va ! Et puis on peut du coup profiter des toilettes, de la piscine, et même des transats, et ça c’est cool quand même ! Et finalement, on a été positivement surpris car il n’y avait pas tant de monde que ça, et on a passé un moment vraiment très agréable.

Par contre, la mauvaise affaire ça a été de perdre les clefs de notre scooter-barbie… On ne sait pas comment on s’est débrouillés, ni comment il est possible que personne n’ait réussi à mettre la main dessus et à les rapporter à l’accueil, car on les a forcément perdues entre le transat, le resto du midi et la plage, mais oui, on les a bel et bien perdues… Nous avons alors dû faire appeler le proprio par la réception du resort devant lequel nous nous sommes installés, pour lui demander de venir nous apporter le double des clefs. On ne sait pas exactement ce qui s’est dit au téléphone (en philippin) mais la dame de l’accueil nous a simplement dit « il arrive ». On s’est un peu détendus et on s’est donc mis a l’attendre. On pensait patienter pendant les 25-30 min de route qui nous sépare de son magasin mais au final, on va l’attendre presque 2h ! On a bien essayé de le relancer au bout d’une heure à coup de texto, mais à notre message « êtes-vous en route ? », il a juste répondu « OK »… Pas hyper rassurant, d’autant plus qu’on ne sait pas s’il a bien compris ce qu’on attendait de lui, ni s’il sait vraiment où on l’attend. Finalement il avait bien compris mais il a mis 2h… Il faisait nuit noire quand il s’est pointé avec un trousseau comprenant au moins une cinquantaine de clefs. Et en plus, il n’était pas sûr d’avoir la bonne ! On avait un peu passé le stade de l’agacement à ce moment-là mais quand il a commencé à faire tomber toutes ses clefs les unes après les autres sans même en essayer une sur le scooter, Laurie a dû faire un sérieux effort de volonté pour étouffer le fou-rire nerveux qui commençait à l’envahir, sous les yeux ébahis du vigile de l’entrée du resort 🙂

Au final, il nous a bien trouvé le double des clefs (la première qu’il a essayée, comme par hasard), et moyennant un petit remboursement de ses frais, nous avons pu enfin renter chez nous. Ouf !

Pour le troisième jour à Bohol, nous avons opté pour… une sortie bateau ! Oui, on ne s’arrête plus ! Cette fois-ci nous allons d’abord observer les dauphins. Enfin c’est ce qui est prévu mais on ne les apercevra qu’assez furtivement de loin, et la quantité de bateaux aux alentours ne nous donnent pas envie de rester là. Bon c’est pas grave, on va dire qu’on en a vu d’autres ailleurs… Allez, on file donc directement vers une île qui doit nous permettre de rejoindre un spot de plongée où on devrait rencontrer… des tortues ! On a eu un peu peur en arrivant car on s’est retrouvés au milieu d’un îlot truffé de chinois. Des dizaines de bateaux de chinois ! Et on a bien compris que les « organisateurs » de l’île sont bien plus intéressés par eux que par nous. Ben oui c’est logique, quand ils arrivent, ils bouffent (même si la moitié part à la poubelle, ils commandent des quantités pour pourraient résoudre la faim dans le monde en une seule semaine, ils piochent un peu dans tout et jettent le reste !), ils achètent leurs breloques, ils boivent et ils louent suffisamment de matériel pour aller repêcher le Titanic. On impose quand même notre rythme, on demande à notre capitaine de nous laisser un peu de temps pour aller faire un petit tour et manger notre petit déjeuner (que l’on avait prévu, on est malins, car le riz et les saucisses à 8h du mat’, non merci). Oui, on ne l’avait pas précisé mais on s’est levés à 5h du matin, sans manger car le départ du tour était à 6h, au même resort que la veille. On donc un peu la dale en arrivant.

Après un bon petit déj fait-maison (pain de mie et chocolat, miam !), on rejoint notre camp de base pour prendre le petit bateau à rame qui va nous emmener sur le spot de plongée. Comme il n’y a pas de petites économies, on se retrouve mêlés à un groupe de 4 chinois, habillés comme si on les envoyait dans l’espace, alors qu’on ne va qu’à 20m du rivage. Nous, on est juste en maillot avec notre masque et tuba… Bon, on ne vous cache pas que l’on craint pour notre tranquillité, c’est vrai, mais ceux-ci ne risquent pas de faire beaucoup de bruit car ils sont tous sourd-muets… On s’en veut de nos mauvaises pensées car ils sont même assez sympas en fait, très souriants, ravis dès qu’on les laisse passer, et ils nous remercient pour tout. Ce ne serait pas des Japonais en fait plutôt ?!

On se retrouve alors très vite à l’eau à la recherche des tortues ! On ne va en trouver qu’une seule en plus d’une heure de nage, mais ce n’est pas grave car on a largement de quoi regarder, entre les superbes coraux du tombant et les centaines de poissons que compte l’endroit. Tout est vraiment super beau, très coloré et avec un temps idéal en prime. Rien que pour ça, on ne regrette pas d’être venus !

Après ce bel intermède, nous rejoignons notre bateau principal (sur lequel nous ne sommes que tous les deux !) pour aller sur Virgin Island. Il s’agit d’une grande étendue de sable qui n’émerge que lorsque la marée le permet (c’est pour cela qu’il faut partir tôt le matin). Une fois qu’on y pose le pied, et qu’on a contourné la horde de vendeurs de fruits de mer qui proposent leurs services, on découvre par endroits des curieux petits bouts de mangrove, totalement secs à ce moment de la journée mais bien vivants. Sinon en dehors de ça, c’est un peu un paysage de bout du monde : il n’y a rien que le sable qui chauffe en plein soleil, c’est assez impressionnant. Et pour chauffer, ça chauffe ! Vu qu’il n’y a pas un coin d’ombre, on reste juste le temps de faire un petit tour, quelques photos, et rencontrer un joli petit crabe des mangroves dont la particularité est d’avoir une pince disproportionnée par rapport à l’autre, pour mieux s’accrocher aux branches de la mangrove quand la marée secoue trop. C’est bien fait la nature !

On reprendra ensuite une dernière fois le bateau pour nous ramener sur la plage de départ. La même qu’hier et sur laquelle on passera le reste de l’après-midi, tranquillement à lire et à bronzer. Encore une belle journée sous le soleil des Philippines 😉

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