Ce matin, on prend le ferry direction l’île de Siquijor. Depuis Bohol, il faut compter 1h20 d’une traversée agréable durant laquelle nous ne sommes pas malades (même pas Guillaume), passée devant un film (sans son), un peu pourri, d’enfants extra-terrestres qui s’associent à un chauffeur de taxi pour chercher on-ne-sait-quoi…
Bref, on arrive à notre petit hôtel vers midi, après avoir pris un van, et à peine arrivés on repart pour casser une graine. Heureusement qu’on n’était pas trop pressés car on a mis plus d’1h30 à être servis… Bon c’était bon, mais franchement un peu long 😉
On décide ensuite de rejoindre la plage la plus proche pour voir un peu à quoi ressemblent les environs. On est à pieds pour le moment, donc on ne va pas aller très loin. La plage est cool, il n’y a pas trop de monde, et on passe la fin de journée sur le sable, en attendant le coucher de soleil qui est magnifique !
Le lendemain, on part un peu en exploration de l’île sur laquelle nous nous trouvons. Bon, pour commencer, ce n’est pas une très grande exploration puisqu’on va rayonner sur à peu près 20 km². C’est un début ! Après avoir récupéré un joli scooter orange, on se rend en direction de Lugnason Falls, apparemment la plus jolie d’un ensemble de 12 cascades appelé « Les chutes du Zodiac ». On passe par des chemins un peu chaotiques sur quelques kilomètres (du pipi de chat à côté de notre expédition à Coron !), pour finalement nous rendre compte juste devant l’entrée que la cascade est… fermée ! A cause de la saison sèche, il n’y a pas d’eau ! Et une chute d’eau sans eau, c’est juste une chute. Ou un chute d’air ? Ça n’a aucun sens… Bref, on ne peut pas aller se baigner dans une cascade où il n’y a pas d’eau et c’est donc fort de cette sage philosophie que nous rebroussons chemin en direction de la plage de Paliton (là, il y a de l’eau ! Enfin on l’espère, parce qu’une plage sur une île sans eau, ça a encore moins de sens qu’une chute d’air… Bref, on divague!).
A peine arrivés, on remarque deux choses : la première, c’est qu’il y a de l’eau (ouf !), et la seconde c’est qu’il n’y a pas grand monde. On installe donc nos petites serviettes pour commencer à glander. Petite plage, pas trop de monde, à priori un spot de plongée sympa, ça annonce une belle après-midi ! Là où ça a commencé à être moins sympa, c’est quand la pluie a décidé de s’inviter… Quelques jours auparavant, durant notre retour en scooter depuis Anda sur l’île de Bohol, nous avions subi les courtes mais intenses averses, mais là ça a été quelque chose d’un peu différent. On a eu droit à un ciel totalement gris, qui nous envoyait pendant quelques minutes une toute petite pluie très fine. Juste assez pour qu’on décide de ranger les affaires, mais pas assez pour qu’on ait vraiment envie de s’en aller. Et d’ailleurs chaque fois qu’on a vraiment rangé les sacs, tout s’arrêtait, comme pour donner l’impression (car ce n’était qu’une impression) qu’on allait avoir droit à une percée de ciel bleu. Nous y avons cru, nous avons espéré, attendu, remis nos serviettes quelques fois… pour finalement capituler vers 15h, le ciel bleu ayant totalement disparu ! Nous sommes donc retournés dans notre petite chambre (très bleue !), nous avons vaqué à nos occupations, et puis finalement vers 17h le ciel étant plus dégagé, nous avons décidé de tenter de terminer cette journée plutôt (voire même totalement) ratée, on peut le dire, sur une bonne note en retournant (à pieds, pour nous dégourdir les jambes) sur la plage de la veille afin d’admirer de nouveau le joli coucher de soleil ! Bon, on a apprécié d’être venus, mais rapidement car… la pluie est assez vite revenue elle aussi ! Eh oui, elle semblait bien avoir envie d’être là ce jour-là ! On s’est donc protégés le temps d’une averse d’une dizaine de minutes, et finalement nous avons tout de même été chanceux car nous n’avons pas été mouillés en revenant à pieds chez nous… ça c’est une façon de voir les choses lorsqu’on veut positiver 🙂
Jour 3 à Siquijor : va-t-on avoir meilleur temps ? Vous le saurez très vite ! Ce jour-là, nous partons pour le centre de l’île, dans la forêt Bandilaan, afin de profiter d’un point de vue en hauteur permettant d’admirer l’île dans son ensemble ! Après quelques kilomètres d’une jolie route sinueuse dans la forêt, nous arrivons au pied de l’escalier. Une fois en haut, le mont Malabahoc nous offre une vue impressionnante sur Siquijor, qui nous apparaît alors comme une île très verte, et pas si grande.
Après ce premier arrêt réussi, direction un sanctuaire marin à une trentaine de kilomètres de là. On se gare, on paye les frais ainsi qu’un guide (obligatoire car on va un peu loin dans les vagues), et c’est parti à ses côtés pour aller observer des… barracudas !!! Ca fait peur dit comme ça hein ?! Bon en vrai ils ne sont pas plus gros que des saumons, et clairement il s’en fiche de nous. Le plus impressionnant reste leur nombre : il s’agit d’un banc d’un bon millier de poissons ! Notre Gopro n’était pas au top ce jour-là, les photos sont donc de mauvaise qualité, mais ce fut une sacrée expérience. Laurie était un peu effrayée au départ, mais le guide l’a tirée par le bras, la mise juste au-dessus et finalement, aucun poisson n’est venu lui croquer la cuisse alors elle était rassurée ! D’ailleurs, le guide en a profité pour lui montrer un petit requin au fond, au milieu des barracudas. Guillaume étant derrière, il ne l’a pas vu, et on ne sait pas quelle espèce c’était mais il ressemblait plus ou moins à ceux de Polynésie.
Sur cette jolie expérience, notre guide s’amuse à nous montrer qu’il sait faire des ronds en bulles d’air au fond de l’eau (sacré rigolo quand même), avant de nous proposer de revenir côté plage. Sur le chemin du retour, il en a profité pour nous montrer toutes sortes d’espèces, comme de très gros oursins, d’énormes coquillages pouvant contenir des perles, des crabe ressemblant à des cailloux, mais surtout… des poisson-clowns ! Il nous a montré que lorsqu’on approche trop notre main de l’anémone où des poisson-clowns vivent, le plus gros n’hésite pas à « attaquer » pour protéger son territoire. Et effectivement, pour le plus grand bonheur de notre cher guide qui était littéralement mort de rire, nous avons tenté l’expérience. L’attaque ressemble à un petit pincement, et on voit bien que le poisson-clown n’est pas content : il tourne en rond, part et revient, fait des feintes… On l’a rapidement laissé tranquille, même si on a bien senti que c’était le moment préféré de notre accompagnateur 🙂
Sur cette deuxième étape réussie aussi, nous avons mangé un bout avant de filer à la plage du deuxième jour, vous savez, celle où il pleuvait ! On se gare, on range nos casques, et… Guillaume se fait intercepter par un joueur de basket d’Heugas ! Avec sa copine, ils sont en voyage de noces, et on décide de manger tous les 4 le soir-même. Décidément, le basket des Landes est partout, comme dirait Guillaume !
On finit la journée à profiter du soleil (sans pluie !) et on découvre les fonds marins. Au milieu des herbes/algues sont dispersés des étoiles de mer, des oursins aux drôles de couleurs, ou encore des poisson-clowns blancs et noirs. C’est sympa !
On rentre, on se douche, on retrouve nos amis landais et après un bon repas, c’est sous la pluie que nous nous disons au-revoir ! Dis donc, il n’y aurait pas souvent des averses sur cette île ?


















