Aujourd’hui on se prépare pour une journée haute en couleurs avec les visites des maisons noires, du temple bleu et du temple blanc. Et pour être sûrs que toutes les couleurs soient représentées, Laurie s’habillera d’une robe verte et Guillaume d’un t-shirt bleu. Même pas fait exprès, mais les couleurs c’est comme les goûts, ça ne se discute pas !
Nous démarrons donc notre journée avec une première halte aux maisons noires. S’il fallait donner une explication de but en blanc, les guides disent qu’il s’agit d’une œuvre opposée au temple blanc (principale attraction à Chiang Rai) dont nous parlerons après. C’est l’œuvre de l’artiste thaïlandais Thawan Duchanee, un mec qui ne devait pas voir la vie en rose, puisque la Maison Noire un ensemble de 40 bâtiments comprenant une exposition et une galerie permanente mettant un accent sur le noir et le morbide. On y retrouve ainsi en vrac : des meubles fabriqués avec des os et des crânes de buffles, des peaux de crocodiles peintes en noir, des armes (petites, grandes, en veux-tu en voilà !) et d’autres pièces d’art faisant référence à la mort et au délabrement. De quoi broyer du noir pendant un certain temps si on est un peu dépressif…mais intéressant quand on aime faire travailler sa matière grise.
Nous filons ensuite direction le temple bleu, ou Wat rong seua ten, qui signifie « le tigre qui danse ». L’explication de ce nom n’est pas cousue de fil blanc car elle n’a rien à voir avec la couleur du temple construit après les années 2 000. Elle fait référence à une histoire plus fleur-bleue selon laquelle des tigres auraient eu l’habitude de sauter par dessus la rivière locale, donnant ainsi son nom à l’ancien village qui se tenait là auparavant. L’architecture moderne est assez impressionnante, toujours tournée vers les différentes nuances de bleu, mais on y est un peu allés comme des oies blanches en pensant qu’on ne trouverait pas un endroit noir de monde… Les guides le décrivent comme un peu oublié des touristes…nous avons donc fait grise mine en constatant qu’il nous faudrait jouer des coudes (au risque d’attraper quelques bleus au passage) au milieu des visiteurs chinois (notre nouvelle bête noire, vous l’aurez compris) pour tenter de prendre quelques photos sympa. Ils nous en auront fait voir des vertes et des pas mûres pendant ce voyage 😉
Après une petite pause repas chez un cordon-bleu végétarien, nous nous dirigeons vers le lieu le plus visité de la région : le temple blanc. C’est un temple réalisé par un élève de l’artiste précédent…qui lui, devait en avoir ras-le-bol des pensées noires de son professeur ! Là, on s’est un peu fait piéger comme des bleus puisqu’on est arrivé à 15h45, soit 15 min avant la fermeture (c’était écrit noir sur blanc « 17h » sur google)… Le personnel nous a regardé d’un œil noir mais ne nous a pas envoyé sur les roses en nous laissant quand même rentrer. On a donc montré patte blanche, mais on a un peu vu rouge quand, 5 min plus tard, les gardiens ont commencé à nous pousser vers la sortie à coup de sifflets ; pas de quoi devenir verts de rage, mais on a un peu rit jaune (plutôt que d’avoir des idées noires) alors qu’on croyait avoir carte blanche. C’est donc au pas de course qu’on visitera ce magnifique endroit, essentiellement construit avec des matériaux blancs (symbolisant la pureté du bouddhisme) et de morceaux de miroirs représentant l’illumination. On ne peut exactement dire qu’on ait fait chou blanc mais on a eu un peu le blues de devoir partir aussi vite car les différents lieux sont vraiment superbes.
Et c’est ainsi que s’achève cette journée très divertissante, mais demain on continuera d’en voir de toutes les couleurs puisqu’on retourne à nouveau se mettre au vert dans un nouveau sanctuaire pour éléphants 😉
Petite précision : cet arc-en-ciel littéraire est signé Guillaume, lui tout seul ! Il semblerait que le voyage lui ait permis de découvrir un nouveau talent… et on espère que vous avez aimé 🙂



















